Hell.

Hell.
Désillusionnée avant l'âge, je dégueule sur la facticité des sentiments.
Ce qu'on nomme l'amour n'est que l'alibi rassurant de l'union d'un pervers et d'une pute, que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable Solitude.
Je me suis caparaçonné de cynisme, mon coeur est châtré, je fuis l'affreuse Dépendance, la moquerie du Leurre universel; Eros planque une faux dans son carquois.
L'amour c'est tout ce qu'on a trouvé pour aliéner la déprime post-coïtum , pour justifier la fornication, pour consolider l'orgasme. C'est la quintessence du Beau , du Bien, du Vrai, qui refaçonne votre sale gueule, qui sublime votre existence mesquine.
Eh bien moi, je refuse.
Je pratique et je prône l'hédonisme mondain, il m'épargne. Il m'épargne les euphories grotesques du premier baiser, du premier coup de fil, écouter douze fois un simple message, prendre un café, un verre : les souvenirs d'enfance, les amis communs, les vacances sur la Côte, puis un dîner: les auteurs préférés, le mal de vivre, pourquoi sortir tous les soirs, la première nuit, suivie de beaucoup d'autres, ne plus rien avoir à se dire, baiser pour combler les blancs, ne même plus avoir envie de baiser, se détacher, rester ensemble quand même, s'engueuler, se réconcilier tout en sachant que c'est mort au fond, aller baiser ailleurs, et puis plus rien.
Souffrir...


# Posté le lundi 18 février 2008 12:33

Modifié le samedi 11 octobre 2008 06:08

Ceci n'est rien.

Ceci n'est rien.
Anciennement Nurse-Psykedelik, je crée ce nouveau blog pour un nouveau départ. N'y voyez aucune raison précise, j'en donnerai pas. C'est par choix.
Je n'ai plus d'identité, de prénom, plus aucun repère. Je n'existe plus. Je suis qu'une ombre.
Je suis morte et je renais. J'ai besoin de changement, d'oublier certains passages de ma vie en particulier, effacer et tout recommencer à zéro. J'en n'ai marre de me rattacher à quelque chose de précis, qui était mon crachoir.
Non, je veux redémarrer, écrire des pavés d'alignements de mots à la suite, sans me préoccuper de quoi que se soit.
Je suis quelqu'un d'imprévisible, vous prenant toujours au tournant. Je ne cherche pas à ce que ce blog soit connu ou non comme l'ancien, j'en n'ai rien à cirer.
Je veux être le miroir de l'oublie. Je veux être une particule qui s'agrippe comme une ventouse, dans son sang, s'imprégnant dans sa chair, lui tatouant ma douleur. Je veux qu'il souffre comme je souffre. Je veux qu'il crève de ma main, pour qu'il m'appartienne à vie, comme je lui appartient.


Tell me you love me like a star
Tell me you want me wherever you are
Tell me you breathe me till your last breath.



On a caché quelques morceaux de tête. Dans sa boîte, bien intacts et mangeables.

# Posté le mercredi 13 février 2008 14:23

Modifié le samedi 11 octobre 2008 06:10